Le Camino Francés (« Chemin Français ») est l’une des voies mythiques par lesquelles des milliers d’êtres humains entreprennent un jour de traverser une petite partie du monde à l’aide de leurs deux seules jambes. Il s’agit du principal chemin affluant vers Santiago, et de l’itinéraire de longue distance le plus emprunté au monde (176 118 pèlerins en 2016). Malgré son nom, il s’étend sur 800 kilomètres dans le Nord de l’Espagne, de St Jean Pied de Port à l’Est, à Santiago de Compostela (St Jacques de Compostelle) à l’Ouest. Pour de nombreux.ses pèlerin.e.s, le Chemin de Santiago se résume exclusivement au Camino Francés, et pendant la saison estivale on y croise une foule de marcheur.se.s de tous âges, de toutes origines, et de toutes expériences. C’est en partie pour cette raison, motivé par l’envie de découvrir ce chemin légendaire de façon plus intime, que j’ai entrepris cette pérégrination en automne. J’y ai rencontré des randonneur.se.s de tous horizons, j’ai marché à travers des paysages d’une variété surprenante, et découvert la vie des petits villages isolés du nord de l’Espagne, autant que des villes à l’histoire somptueuse, et c’est cette expérience du Camino que je vous invite à vivre avec moi dans cet article. Alors, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un ¡buen camino!

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Itinéraire du Camino Francés ©ACIR Compostelle
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Profil topographique du Camino Francés

I. L’exception du Camino Francés

La recette du succès

Comment expliquer que le Camino Francés se soit imposé au fil des années comme le trail de longue distance le plus parcouru au monde ? La raison se trouve dans sa construction, qui aujourd’hui encore justifie sa différence avec n’importe quel autre trail conçu récemment, dans le but de marcher dans un milieu naturel et d’expérimenter la vie en itinérance. Penchons-nous tout d’abord sur son histoire. Tous les chemins de pèlerinage vers Santiago sont des chemins historiques, parcourus depuis le IXème siècle, et possédant ainsi un patrimoine architectural et culturel énorme, ce qui en 1993 a valu au Camino Francés d’être inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. De nombreux.ses curieux.ses et voyageur.se.s qui se mettent en marche pour en parcourir, soit l’intégralité, soit une section de quelques jours, sont donc motivé.e.s par l’envie de découvrir cette richesse culturelle, véritable trésor ancré dans l’histoire de notre Vieux Continent.

Bien sûr, il faut également mentionner que ce chemin est avant tout un pèlerinage religieux, l’un des trois grands pèlerinages de la Chrétienté depuis 1492, et que de nombreux.ses marcheur.se.s sont avant tout motivé.e.s par des raisons religieuses ou spirituelles. En effet, en dehors du but évident pour tout.e Chrétien.ne de se rendre à la tombe de St Jacques, nombreux.ses sont ceux et celles à se mettre en route sans véritable conviction, mais rempli.e.s du désir d’aller à la rencontre des autres, et surtout d’eux-mêmes ou d’elles-mêmes. Bien que toute marche de longue distance soit selon moi un acte spirituel, d’introspection, et de retour à des valeurs essentielles, il est vrai que ce phénomène est exacerbé ici dans le contexte abondant d’un héritage si pénétrant. Les rencontres y sont nombreuses, car ces hommes et ces femmes mené.e.s par leurs espérances, mais également par leurs doutes, y partagent une foi humaine au delà de toute conviction religieuse.

Cependant ces pèlerin.e.s ne se mettraient probablement pas en marche dans un environnement trop difficile, et c’est là la principale raison de la fréquentation si importante du chemin. En effet, à l’image de l’Europe occidentale dans sa globalité, où il est presque impossible de quitter complètement la civilisation, il n’existe pas de véritable étape en nature sauvage nécessitant de marcher en autonomie. Les aménagements sont extrêmement nombreux dans les villages et les villes traversé.e.s, et il est toujours possible de trouver au moins une fois par jour un lieu où dormir et manger. Raison pour laquelle en tant que marcheur, a fortiori de longue distance, cet itinéraire s’est révélé d’une facilité déconcertante, mais qui n’enlève cependant rien à l’attrait que l’on peut y trouver dans bien d’autres domaines.

L’héritage chrétien se ressent très fortement sur le Camino, qui est à la base un pèlerinage, il ne s’agirait pas de l’oublier !

Des paysages variés

L’élément qui m’a tout d’abord surpris sur le Camino Francés est la diversité des paysages traversés. En effet, des pâturages de la Galice aux immenses étendues de blé de Castille-et-León, ce chemin vers Santiago nous mène à travers une richesse qui prévaut bien vite pour tou.te.s les marcheurs.ses sur le seul but d’arriver à destination dans la cathédrale de St Jacques. La plupart des pèlerin.e.s, continuant jusqu’au Cap Fisterra, auront même la chance d’admirer la beauté sauvage de l’océan Atlantique à cette extrémité occidentale de l’Europe, respirant dans les embruns et le vent salé le bonheur d’avoir goûté à l’accomplissement personnel de la marche de longue distance. Cependant ce dénouement final ne se laisse pas facilement atteindre, et il faut pour y accéder marcher à travers ces immensités composées de décors qui tantôt subjuguent par leur beauté, et tantôt accablent par leur monotonie.

À St Jean Pied de Port d’où la plupart des marcheur.se.s débutent, se profile la première difficulté avec le passage des Pyrénées. Mais n’ayez crainte, malgré les avertissements proférés par les bénévoles des associations jacquaires, qui servent souvent bien plus à inquiéter les marcheur.se.s qu’à assurer leur sécurité, cette étape n’est pas réellement constituée de randonnée en montagne, et sa facilité la rend accessible à tou.te.s. Il faut bien sûr en profiter, car l’itinéraire ne retrouvera un peu de dénivelé qu’en abordant la Galice à 600 km de là. Cette deuxième partie de montagne constitue en revanche une véritable expérience montagnarde, le.a pèlerin.e étant amené.e à y marcher sur de petits sentiers, à se confronter au vide et à l’altitude, et à gravir ou descendre des dénivelé importants. L’entrée en Galice s’effectue d’ailleurs par le passage mythique de la Cruz de Ferro, où le trail culmine à un peu plus de 1 500 mètres. Lorsque j’ai marché cette partie en début novembre je me suis même heurté à de fortes chutes de neige, qui bien loin de me décourager ont conféré au petit village d’O Cebreiro perché au sommet de la montagne un charme si féerique, que je garde de cet endroit le meilleur souvenir de tout mon périple.

Néanmoins le Camino Francés réserve également des étapes très plates, souvent à travers champs, et parfois complètement inintéressantes. À partir de Pampelune le chemin quitte tout à fait les abords des Pyrénées, mais on continue à rencontrer du dénivelé jusqu’à Logroño, qui introduit à quelques jours de marche de là au plateau de Castille-et-León, que l’on ne quitte qu’après Astorga en abordant La Cruz de Ferro. La marche sur ce plateau peut s’avérer difficile, tout d’abord car du fait de l’altitude (800 mètres) on peut y connaître de grands froids en hiver et en mi-saison, deuxièmement car en été la chaleur y est particulièrement accablante en l’absence d’ombre et de vent, et troisièmement car la marche peut y être particulièrement fastidieuse, avec quelques-unes des plus longues étapes, traversant des champs de blé à perte de vue.

Un crépuscule comme jamais après le passage d’une averse en Galice

II. À la découverte de l’Espagne

Le modèle culturel espagnol

La diversité des paysages s’accompagne d’une autre grande diversité, celle de la culture. D’une région à une autre le mode de vie de la population locale dont le.a marcheur.se va à la rencontre s’avère très différent. Cela s’explique, non seulement sur le Camino Francés mais dans toute l’Espagne, par le fait que ce pays s’est composé en regroupant plusieurs régions qui auparavant étaient des nations indépendantes, comme la Galice, la Navarre, le royaume de León, etc. Tout en se sculptant et en se modifiant au cours de cette histoire extrêmement riche, ces régions ont ainsi conservé leur culture indépendamment du pouvoir central de la Castille. C’est pourquoi les guerres, les invasions et les traités qui ont rythmé la construction de ce grand pays, bien loin d’effacer les différences, ont exacerbé les identités régionales tout en renforçant l’attachement de chaque population à la nation à laquelle, à travers une histoire propre, elle se sent rattachée par un lien particulier. À titre d’exemple, en Navarre et en Galice, ainsi que dans bien d’autres régions d’Espagne que le Camino Francés ne traverse pas, la langue locale est pratiquée parallèlement à la langue nationale, le Castillan, qui est également une langue originellement locale ayant été hissée au rang de langue officielle dans une volonté fédératrice.

Ce phénomène identitaire n’existe pas en France à un niveau équivalent, mais on peut le rencontrer par exemple en Corse ou au Pays Basque. Plus encore, il s’y trouve bien souvent rejeté, ce qui à l’inverse de rallier l’opinion des populations locales sous la bannière fictive d’une nation uniculturelle, les force à entretenir leur culture en dehors des limites imposées par une idée chimérique et bien ennuyeuse de notre nation. Le Camino Francés m’a permis de prendre conscience à travers l’exemple de l’Espagne qu’un modèle culturel qui assume ses différences est un vecteur de paix et de richesse humaine bien supérieur à celui que transmet la recherche inconsistante d’une unité trop hermétique pour pouvoir assumer la particularité de chaque être humain et des groupes qui se construisent naturellement au fil des âges. Un arbre qui étend ses branches dans toutes les directions, se transformant en un écosystème propre abritant une multitude de vie qui lui permet de subvenir à ses besoins, me paraît bien préférable à un bosquet de buis taillé pour sublimer des conventions prédéfinies au travers d’une unité artificielle. C’est pourquoi, au delà de toute considération spirituelle ou religieuse, le Camino Francés connaît un tel succès au fil des années. En effet, de nombreux pèlerins s’y aventurent afin de simplement découvrir de la manière la plus riche et la plus valorisante qui soit -la marche- ces régions et ces cultures d’Espagne.

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Stèle marquant l’entrée en Galice, l’une des 17 communautés autonomes d’Espagne

Se mettre à l’heure espagnole

Il faut être conscient.e en se lançant sur le Camino Francés que les habitant.e.s des régions traversées considèrent a priori les pèlerin.e.s comme une catégorie touristique, distincte des autres catégories, soit, mais pour autant pas moins équivalente. La principale cause de cet effet se trouve dans le phénomène de clan, puisque de nombreux.ses pèlerin.e.s ne font pas l’effort de rompre ce fossé, souvent accentué par la barrière de la langue, et préfèrent rester entre eux ou entre elles. De cette manière ils n’entretiennent que des rapports commerciaux avec les locaux et les locales, renforçant ainsi le caractère touristique du pèlerinage. Bien sûr l’apport économique est sans aucun doute bénéfique, puisque certains villages et certaines zones reculées ne vivent presque qu’exclusivement de cet apport extérieur de richesse, qui leur permet de vivre décemment là où l’agriculture se trouve souvent insuffisante. Grâce à cette source d’activité des villages se trouvent ainsi capables de survivre et de proposer non seulement les services dont ont besoin les marcheur.se.s, mais également d’entretenir leur patrimoine et leur mode de vie pour notre plus grand plaisir. Il arrive souvent de découvrir au milieu de nulle part un hameau perché au sommet d’une colline, organisé autour d’une église ancestrale, et dont les habitant.e.s continuent paisiblement à mener leur vie au rythme des pèlerin.e.s qui y passent.

C’est pourquoi je vous invite fortement à apprendre l’espagnol, et à vous arrêter pour prendre le temps de découvrir les mystères que recèlent ces terres, qu’il s’agisse d’architecture, de gastronomie ou d’histoires immémoriales, ainsi qu’à prendre le temps de rencontrer ceux et celles qui y vivent pour apprendre à les connaître. Ce n’est que de cette manière qu’il est possible de quitter l’uniforme tenace du touriste ou de la touriste étranger.ère, et d’adopter les habitudes du pays pour se fondre dans le décor, ne serait-ce que le temps d’une conversation. Les Espagnol.e.s peuvent sembler au prime abord difficiles à aborder pour leurs manières peu engageantes et la vitesse déconcertante avec laquelle ils ou elles parlent, mais sans même départager la part que ces idées tiennent du cliché et de la réalité, lorsque cela se vérifie il ne s’agit que d’une écorce d’autant plus dure que le cœur qu’elle dissimule regorge de générosité. Au delà des habitudes culinaires, il ne faut pas hésiter à adopter les habitudes horaires espagnoles, pourtant très différentes de celles que nous connaissons en France, puisque tout y est retardé de 2 à 3 heures. À travers ce rythme c’est alors toute la vie locale qui ouvre ses bras, que ce soit en dégustant de délicieuses tapas au cours des soirées animées qui agitent les rues des villes, ou dans la plénitude que les campagnes et les villages abritent à l’heure de la sieste.

Les petites rues de Pampelune s’animent à la nuit tombée

III. Conseils Pratiques

Où dormir ?

  • L’énorme majorité des marcheur.se.s profitent des services proposés par les auberges de pèlerins, qu’elles soient privées ou publiques, que l’on trouve tout au long du chemin sous le nom d’albergue. Leur nombre est tel que sur la totalité du Camino Francés il est presque impossible de marcher 20 kilomètres sans en rencontrer au moins une. Par ailleurs les tarifs, au début similaires à ceux pratiqués en France dans le même type d’établissement (une dizaine d’euros minimum), diminuent très vite pour atteindre la somme imbattable d’environ 5 euros pour une nuit en dortoir dans les plus abordables. L’expérience d’une nuit en albergue peut être très variable selon qu’il s’agit d’une auberge municipale au cœur d’une grande ville, ou bien d’un petit gîte privé proposant des chambres individuelles, et même parfois une piscine au bord de laquelle se rafraîchir dans la fournaise de l’été. Bref, les possibilités sont infinies et les prix s’échelonnent en conséquence… Cependant pas d’inquiétude, vous trouverez toujours un endroit où dormir.
  • La deuxième possibilité consiste à dormir en tente, option extrêmement minoritaire parmi les pèlerin.e.s. Hormis moi-même, je n’ai rencontré qu’un seul autre marcheur qui avait fait ce choix, motivé par des raisons financières. En effet les économies réalisées sont énormes sur la durée, mais bien au delà de ces considérations prosaïques, il s’agit d’une option qui permet, tout en vivant une expérience au plus proche de la nature, d’organiser complètement ses étapes en choisissant leur longueur et le lieu où l’on dort. Le camping sauvage est toléré en Espagne en dehors des Parcs Nationaux, et la plupart des habitant.e.s témoignent une grande ouverture d’esprit. Par ailleurs tout au long du chemin il existe de nombreuses aires de repos prévues pour les pèlerin.e.s, qui sont idéales pour camper. Néanmoins en ville où les campings sont souvent mal implantés et fermés durant la saison hivernale, il est préférable de dormir en albergue. Pour ma part je prenais au moins une demi-journée dans les grandes villes, afin de me laver, de me reposer, et de visiter.
Dans les villes les albergues se situent généralement dans le centre historique, comme ici à Burgos, non loin de sa célèbre cathédrale

Comment manger ?

La meilleure solution, tant d’un point de vue culinaire que d’un point de vue financier, consiste à adopter les habitudes des Espagnol.e.s. Tout d’abord, car comme je l’ai mentionné dans le paragraphe Se mettre à l’heure espagnole, cela permet de découvrir cette culture gastronomique composée d’une richesse insoupçonnée de plats et de produits typiques, qui nous est plus étrangère que ce que nous pourrions imaginer en tant que Français. Ensuite, car c’est de cette manière qu’il est possible d’effectuer des économies notables, bien que les prix espagnols sur le Camino Francés soient assez semblables à ceux que l’on connaît en France, tout en constatant une nette diminution au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la frontière. Cependant cette baisse de prix s’accompagne de plats moins recherchés et d’un service plus simple, ce qu’en soi je ne déplore pas. Étant donné que le modèle du supermarché est moins répandu en Espagne qu’en France, notamment dans les campagnes, et que le choix est également moins vaste, il est préférable de ne pas chercher à conserver le même régime alimentaire que celui dont on a l’habitude chez soi. Pour se faire, il faut quitter les rayons et les emballages immaculés, et pénétrer dans un petit bar à l’écart des grandes voies de passage pour commander des tapas, des platos combinados (assiettes composées) des tortillas (omelette espagnole aux pommes de terre) ou bien sûr un bocadillo (sandwich) dont la quantité surprend souvent pour le prix dérisoire. Fuyez absolument les menus pour pèlerins, les assiettes de paëlla servies pour des prix astronomiques, et en général tout ce qui est affiché sur de grands panneaux publicitaires… Il s’agit ni plus ni moins d’attrape-touristes. Pour les campeurs, si la volonté est absolument aux économies tout en souhaitant conserver des repas équilibrés, il peut être judicieux de prévoir un peu d’autonomie en nourriture et d’utiliser un réchaud. Pour ma part, sans jamais cuisiner et sans transporter plus de deux repas, j’ai réussi à respecter un budget moyen d’environ 10 euros par jour pour la nourriture.

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Les vignes du Bierzo, région célèbre pour ses vins de montagne

Que mettre dans son sac ?

Se reporter à la section du même nom dans l’article La Voie de Tours, ainsi qu’à l’article Débuter le Thru-Hiking : Marcher léger où vous pourrez trouver de nombreux conseils portant sur le sujet.

De manière générale un sac de plus de 10 kilos est inadapté étant donné que cette marche ne nécessite aucun équipement particulier, qu’il n’y a nul besoin de prévoir une autonomie en nourriture, et que le camping est optionnel.

Mieux vaut porter le moins possible pour traverser le plateau de Castille-et-León sous un soleil de plomb

Comment se repérer ?

  • Le balisage, bien que de qualité parfois médiocre, est si abondant qu’il est absolument impossible de se perdre, si l’on marche dans la direction de Santiago toutefois. Les balises variées qui jalonnent le chemin, qu’il s’agisse des familières flèches jaunes ou des signes divers que les habitants ont placé un peu partout, sont donc amplement suffisantes pour se diriger. Cette caractéristique participe également à faire du Camino Francés un trail de longue distance d’un niveau très facile.
  • L’utilisation de cartes me paraît inadaptée à de la marche de longue distance, en particulier des cartes classiques de randonnée au 1:25000, qui s’avèrent particulièrement encombrantes. Si vous souhaitez privilégier des cartes papier, il peut être judicieux d’imprimer l’itinéraire de chaque étape en format A4/A5.
  • En revanche je recommande fortement l’utilisation d’un GPS ou d’une application GPS pour téléphone. Légère et pratique, cette solution permet par ailleurs de prendre facilement des libertés avec l’itinéraire officiel.
  • Il existe de nombreux guides, dont le plus connu est le guide Lepère, que je déconseille du fait des cartes imprécises et des conseils pratiques (adresses des refuges, numéros, etc.) qui ne sont plus à jour. Un guide GR ou Michelin par exemple constitue un meilleur choix. Cependant, étant donné que les cartes ne sont pas nécessaires pour la navigation, l’intérêt d’un guide se trouve plus dans les informations culturelles et historiques.
  • Il peut être également utile d’avoir accès à une documentation annexe via un téléphone ou une tablette, comme celle fournie par l’ACIR, et de se procurer un guide numérique en format PDF ou en numérisant soi-même un guide papier. Le très bon site Gronze répertorie tous les chemins de St Jacques de Compostelle et permet d’organiser facilement ses étapes.
Les couleurs de l’automne s’installent aussi sur l’Espagne

Les chiens

Dans l’article traitant de la Voie de Tours, j’avais fait mention des nombreux problèmes posés par les chiens sur ce chemin de St Jacques de Compostelle en France. À ma grande surprise je n’ai vécu sur le Camino Francés aucune rencontre malencontreuse, et les chiens ne semblent y poser presqu’aucun problème, puisqu’ils sont soit en liberté mais paisibles, soit agressifs mais dûment enfermés ou attachés afin que la sécurité des pèlerin.e.s soit assurée.

Ne pas sous-estimer l’intelligence des animaux

La météo

Compte tenu de la grande variété d’environnements naturels que traverse le Camino Francés, la météo peut énormément changer d’un bout à l’autre du chemin, et peut parfois s’avérer très rude. L’été, qui est la saison la plus fréquentée, ne constitue pas forcément le meilleur choix car il expose à de fortes chaleurs, notamment lors de la traversée du plateau de León. Pour éviter les grosses chaleurs il est alors conseillé de partir très tôt le matin et de ne marcher que jusqu’à midi. Au contraire dès la mi-saison il peut y faire très froid la nuit, malgré des températures douces voire chaudes en journée. À cette même période il est fréquent de rencontrer de la neige en montagne, qu’il s’agisse des Pyrénées ou du massif galicien. De manière générale les températures se font plus douces et le climat plus humide en avançant vers l’Ouest. La Galice notamment possède un climat typiquement océanique comparable à celui de la Bretagne ou de l’Irlande, avec des pluies fréquentes qui entretiennent une végétation verdoyante. À titre d’exemple, lorsque j’ai marché de León à Santiago en début novembre, je n’ai connu aucune journée pendant laquelle il n’a pas plu. Néanmoins ces pluies, bien loin d’être désagréables, sont légères et participent à l’humidité ambiante sans même que l’on s’aperçoive qu’il tombe de véritables gouttes. Et surtout, la proximité du but ultime de St Jacques de Compostelle transporte le pèlerin au-delà de toute souffrance et de tout dépit !

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Les traditionnelles Pallozas du village montagnard d’O Cebreiro, recouvertes par la neige

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