Dans le cadre de ma randonnée de 3 000 km sur les chemins de St Jacques de Compostelle, je me suis séparé des itinéraires officiels le temps d’une étape, pour improviser un trajet de 400 km de Lisbonne (Portugal) à Mérida (Espagne). Lorsque j’ai atteint mon objectif initial de Lisbonne, j’étais en effet très largement en avance sur mes prévisions, et j’ai donc décidé de poursuivre le voyage vers le Sud de l’Espagne. C’est ainsi que l’idée de compléter le Camino Mozárabe, chemin de St Jacques de Compostelle qui traverse l’Andalousie, m’est venue à l’esprit. Motivé par l’envie de continuer à découvrir le Portugal et de compléter une traversée intégralement à pied, j’ai finalement pris l’initiative de tracer ma route en marchant jusqu’à Mérida, point de départ de mon Camino Mozárabe. C’est cette expérience de voyage spontanée et authentique que je souhaite vous partager ici, accompagnée de quelques conseils qui peuvent s’avérer utiles à tout.e voyageur.se engagé.e dans un projet d’itinérance non motorisé, que ce soit à pied, à vélo ou à cheval. Il ne s’agit donc pas d’un trail ou d’un chemin de St Jacques de Compostelle à proprement parler, mais plutôt d’une improvisation de marche de longue distance. Si vous souhaitez également emprunter cet itinéraire, je ne peux que vous y inviter, mais cet article a plutôt pour vocation de montrer qu’il est tout à fait possible de se lancer dans un tel projet en dehors de tout cadre défini, afin de de revenir à une pratique de la marche plus décomplexée : oui c’est lent, oui c’est long, oui c’est difficile, mais au-delà de la pratique de la randonnée, la marche est bel et bien un mode de transport qui permet d’aller à l’autre bout de l’Europe en partant de chez soi comme si on allait chercher le pain, et de la plus belle des manières !

Pour en apprendre plus à propos de mon périple de St Jacques de Compostelle, je vous invite à vous référer aux articles concernant les différents chemins que j’ai eu l’occasion d’emprunter, et notamment à l’article concernant le Caminho Português où vous trouverez des conseils pratiques pour voyager au Portugal, ainsi qu’à celui du Camino Mozárabe qui est la suite directe de cette aventure.

I. Comment tracer son itinéraire ?

Identifier des étapes

La première phase pour « inventer » un itinéraire de longue distance à pied, consiste à regarder une carte et à diviser le trajet en étapes en se basant sur les villes de plus grandes importances, ou sur les points de ravitaillement. Il est tout à fait possible de se limiter à des étapes assez vagues de plusieurs jours, mais cela nécessite de transporter un moyen de couchage indépendant, et suffisamment de nourriture pour être autonome entre deux points de ravitaillement, tout en ne sachant pas précisément combien de temps cela implique. Afin d’organiser plus précisément son périple, il peut être judicieux de le diviser en étapes d’une journée ou d’une demi-journée, en fonction de la distance moyenne que vous prévoyez de marcher sur un type de terrain donné. Il est donc important de posséder un minimum d’expérience afin de connaître son rythme de marche, et surtout de ne pas prévoir des distances trop importantes puisque des imprévus surviennent fréquemment dans ce type de projet. Une telle étape de planification est primordiale lors d’une marche dans la nature nécessitant une autonomie en nourriture importante, puisqu’il est hors de question d’envisager un manque de nourriture en dehors de tout point de ravitaillement. Cela peut être également utile dans un environnement plus ou moins urbanisé, afin d’alléger le sac en prévoyant un minimum de nourriture et en dormant toujours en ville. Néanmoins, la manière la plus facile de voyager en marchant est de dormir en tente, et de toujours transporter suffisamment de nourriture pour marcher au jour le jour sans s’imposer de contrainte de vitesse. Ainsi il est possible de marcher jusqu’au moment où on le souhaite, et de s’arrêter pour camper où on le souhaite, en adoptant pendant quelques temps une véritable vie d’itinérance.

La marche comme manière de voyager permet de profiter de chaque lieu et de chaque instant, et cela réserve souvent de belles surprises, même sous la pluie…

Rechercher des lieux clés

Qu’il s’agisse de lieux touristiques célèbres ou de spots naturels propices au camping, à la baignade, ou avec une vue exceptionnelle, il est important de déterminer des lieux dans lesquels on a envie de se rendre, au lieu de simplement marcher le plus directement possible d’un point A à un point B. En effet, ce type d’endroits constitue véritablement l’essence de la marche, et c’est dans le souvenir et l’espoir des bons moments que l’on y a passé que l’on trouve la motivation lorsque l’itinéraire se révèle plus difficile. Tout comme lors d’un voyage en voiture ou en train, la marche permet avant tout de se rendre dans un lieu précis, bien qu’elle permette par surcroît de découvrir de manière plus intime son contexte culturel, son environnement, et de rencontrer les gens qui y vivent. Pour trouver de tels lieux il faut donc se servir des outils classiques pour préparer un voyage, c’est-à-dire demander conseil à des amis qui connaissent la région, naviguer sur internet, feuilleter un guide touristique, ou encore se rapprocher des offices de tourisme, mais en se concentrant toujours sur des zones précises. En effet, bien qu’il ne faille pas hésiter à prévoir des détours pour visiter et découvrir le pays, il faut garder en mémoire les objectifs définis par les étapes, que l’on peut bien sûr modifier, mais qui constituent néanmoins notre fil conducteur. Par ailleurs en se rapprochant de lieux touristiques, notamment naturels, on va souvent à la rencontre de chemins prévus pour la marche, qui facilitent d’autant le voyage.

La traversée de l’Alentejo se dessine souvent de château en château

Utiliser les chemins de randonnée locaux

Le troisième conseil que j’aimerais vous donner pour improviser un voyage en itinérance serait d’utiliser au maximum des itinéraires de randonnée préexistants de courte ou de moyenne distance. Bien sûr, s’il existe déjà un itinéraire de longue distance qu’il est possible d’emprunter intégralement ou en partie pour arriver à l’objectif final, il ne faut pas hésiter à l’utiliser. En dehors de l’avantage évident de suivre un parcours adapté à la marche, les chemins officiels mènent souvent les randonneurs à la découverte des plus beaux endroits des régions traversées, que l’on ne peut pas toujours trouver par soi-même. Lors de la préparation d’un voyage à pied, le but est donc de répertorier le maximum de chemins locaux et de chercher à les connecter, en adaptant les étapes si besoin. Cependant il n’est pas toujours facile de trouver de tels chemins depuis chez soi, étant donné qu’il peut s’agir de petits chemins peu fréquentés. Sur internet, il est primordial d’effectuer ses recherches dans la langue locale, puisque de tels chemins ne sont parfois pas visibles pour des usagers internationaux. Le moyen le plus efficace de se renseigner consiste en fait à demander dans les offices de tourisme, en les appelant au préalable, ou en demandant directement sur place lorsque l’on arrive dans une ville. Il est alors encore temps de modifier légèrement son itinéraire pour s’adapter aux chemins de randonnée locaux, avec l’aide des informations et de la documentation fournies dans les offices de tourisme. Néanmoins, il incombe au marcheur de rester vigilant, car il peut arriver que les employés ne soient absolument pas renseignés à ce propos. Ainsi lorsque je suis arrivé à Reguengoz de Monsaraz peu après Evora, fidèle à mon habitude je me suis rendu directement dans l’office de tourisme de la petite ville afin de me renseigner à propos des itinéraires de marche dans la région. On m’y a répondu qu’il n’y en avait pas. Je me voyais donc forcé de marcher par la route jusqu’à Monsaraz à 15 kilomètres de là. Une fois arrivé, je me rends dans l’office de tourisme pour poser la même question, et l’on me donne la même réponse négative. A tout hasard je prends malgré tout une carte, sur laquelle je découvre très clairement indiqué un itinéraire de randonnée joignant les deux villes, mais que personne n’avait été capable de m’indiquer, alors que je venais de marcher sur la route pendant trois heures.

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Peu après Monsaraz un petit chemin de randonnée m’a permis d’explorer la nature alentour, et de faire la rencontre de ces quatre chevaux sauvages

Tisser son chemin en marchant

Une fois que l’on connaît de manière assez précise les étapes du voyage, les lieux où l’on souhaite passer, et l’existence potentielle de chemins de randonnée, il ne reste plus qu’à marcher. En effet ce n’est qu’en avançant que l’itinéraire prend forme et que l’on découvre progressivement les endroits traversés, c’est pourquoi il est tout à fait inutile de chercher à définir de manière catégorique son itinéraire a priori. Sur le terrain il ne faut pas hésiter à essayer, à demander, et surtout il faut faire preuve de patience car il est fréquent de se perdre et de devoir faire demi-tour. Mais tout l’intérêt se trouve justement dans cette exploration autonome, qui prend parfois des airs de chasse au trésor ! D’un point de vue pratique, l’utilisation d’un GPS ou d’une application GPS doté.e.s de fonds de carte détaillés constitue la manière la plus simple de se repérer et de trouver son chemin. Quel que soit le support choisi, il est néanmoins indispensable de savoir l’utiliser de façon précise. Pour ma part je fonctionnais donc avec un GPS, en complément duquel j’utilisais une tablette sur laquelle j’avais accès à Google Maps et à des documents téléchargés depuis internet, notamment concernant des chemins de randonnée tracés. Une fois la carte sous les yeux, il faut chercher le plus systématiquement possible les voies les plus petites qui se dirigent dans la bonne direction, ou qui se connectent à d’autres chemins permettant d’avancer le plus directement possible. Les sentiers et les routes non goudronnées, voire les petites routes de campagne, constituent les voies les plus adaptées à la marche, et qu’il faut donc emprunter en priorité. Il est tout à fait possible d’emprunter des routes de plus grande importance de manière exceptionnelle, tant que la marche peut s’y effectuer en sécurité, sur une bande d’arrêt d’urgence suffisamment large ou sur une piste cyclable par exemple. Cependant je ne peux que conseiller d’éviter au maximum ce type de passages qui ne présente souvent aucun intérêt.

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Les marches sur route, sur le papier peu engageantes, offrent parfois de jolis instants

II. Étape par étape

De Lisbonne à Évora

J’ai effectué mon départ de Lisbonne en ferry (et oui, je reconnais que j’ai triché !) étant donné qu’aucun des deux ponts qui relient les deux rives du Tage au niveau de la capitale ne sont adaptés aux piétons. De Montijo où j’ai débarqué, je me suis dirigé vers Pinhal Novo à quelques kilomètres au Sud en empruntant de petites routes tranquilles à travers une campagne très urbanisée et très pauvre. À cette époque des bergers guidaient leur troupeau librement à travers la campagne pour effectuer une transhumance quelque peu différente de celle que nous connaissons en France, en cela qu’il ne s’agissait pas de déplacer les troupeaux entre la montagne et les plaines, mais de leur trouver des lieux de pâturage à la campagne ou en ville, afin de brouter l’herbe d’exploitations agricoles, d’usines, de jardins ou de parcs, à la demande des propriétaires ou des collectivités. De là je me suis dirigé plein Est sur de longs chemins rectilignes suivant plus ou moins l’itinéraire du chemin de fer. Peu avant Vendas Novas je marchais sereinement sur de petits chemins traversant une très belle forêt de chênes à liège, quand je me suis heurté à d’immenses clôtures délimitant une propriété privée dévolue à la chasse touristique, alors que rien ne m’indiquait cette frontière brutale sur mon GPS. Je me suis donc vu contraint de rejoindre la route nationale pour l’emprunter jusqu’à Vendas Novas, et de continuer à la suivre directement ou en empruntant de petites routes parallèles jusqu’à Montemor-o-Novo. Voici donc un bon exemple des aléas que l’on peut rencontrer au cours d’une telle aventure. Néanmoins le plus important consiste à toujours conserver sa bonne humeur et son calme, car le voyage réserve tôt ou tard de belles découvertes qui redonnent le moral. Je n’attendais pas grand chose de cette étape, excepté d’Évora, et je n’avais d’ailleurs pas repéré de lieux intéressants à voir, cependant en arrivant à Montemor-o-Novo j’ai eu la bonne surprise de découvrir une petite ville pittoresque chargée d’histoire. Mon itinéraire m’a ensuite mené à travers un paysage bucolique de champs et de forêts, jusqu’au lac artificiel formé par la construction d’un barrage sur le Rio Almansor, et de là j’ai rallié Évora. Surnommée la « Ville Musée », elle est la quatrième ville la plus importante au Portugal d’un point de vue culturel, et cela malgré sa petite taille. Effectivement, on en a vite fait le tour, mais les monuments qu’elle abrite tels que le temple romain et l’aqueduc, sont si rares et si beaux que l’on ne peut que s’en émerveiller. Mais surtout, ce qui fait le charme de cette petite ville se trouve dans l’ambiance même de ses ruelles pleines de soleil, et de ses maisons colorées typiques de cette région du Portugal, l’Alentejo. C’est pourquoi, bien qu’une après-midi suffise amplement à visiter Évora, il est possible d’y passer bien plus de temps sans que pourtant son charme ne s’amenuise en rien.

Bien plus que dans tout monument, le charme de l’Alentejo réside dans ses petites ruelles aux maisons bordées de couleurs flamboyantes

D’Évora à Elvas

À l’Est d’Évora j’avais au contraire repéré de très nombreux sites touristiques que je souhaitais visiter, notamment pour leur intérêt historique, et qui ont fortement participé au dessin de mon itinéraire jusqu’à la frontière espagnole à Elvas. La partie de l’Alentejo qui se situe le long de la frontière abonde en effet de vestiges médiévaux et de châteaux perchés au sommet de collines, qui dominent un paysage hiératique recouvert de vignes, de forêts de chênes et d’oliviers, et de prairies dans lesquelles paissent des troupeaux de vaches et de moutons. Selon de nombreux avis, le mien compris, il s’agit de l’une des régions les plus agréables à visiter au Portugal car elle est à la fois constituée de paysages de nature paisiblement enchanteurs, et à la fois de petits villages au charme insolite dont chaque château perché au sommet de son pinacle accidenté révèle un nouveau trésor. À la sortie d’Évora je me suis dirigé vers Reguengos de Monsaraz sur des petites routes de campagne tranquilles, qui m’ont permis de découvrir cette arrière-pays si plaisant. La ville en elle-même ne dégage pas un attrait exceptionnel, mais tire néanmoins une célébrité certaine de ses vins, puisqu’en 2015 elle a été élue capitale européenne du vin. Cependant c’est à partir du Castelo de Monsaraz, à quelques kilomètres à l’Est, que commence véritablement une série de découvertes uniques. Depuis ce château le pays tout entier s’ouvre à la vue, l’immense lac d’Alqueva s’étendant à ses pieds et jusqu’à l’Espagne, qui paraît déjà toute proche. Mais l’heure de traverser cette frontière n’était pas encore venue pour moi, et je me suis contenté de la longer vers le Nord en passant par Terena, petit village pittoresque qui en plus d’un château possède en dehors de ses murs un sanctuaire surprenant dédié à Notre Dame de Boa Nova, où chaque année se déroule un pèlerinage à cheval. Puis Alandroal qui abrite également un château exceptionnellement bien conservé, et Vila Viçosa, la « Princesse de l’Alentejo », recouverte du marbre de ses célèbres carrières, et dans laquelle de nombreux monuments tels que le château fort, le palais ducal, ou encore l’église de de Notre Dame de la Conception, rivalisent de faste et de magnificence. Il ne s’agit pourtant pas encore du paroxysme de beauté de cette région, qui se situe 30 kilomètres plus loin à Elvas, à laquelle on accède par la route à travers des paysages vallonnés d’oliviers. Tout comme Évora, Elvas dégage dans son ensemble une ambiance très particulière, qui tient autant de son architecture que du caractère insouciant et désuet qui s’en dégage, et qui lui a également valu d’être classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Cette petite ville fortifiée abrite de véritables joyaux, comme ses remparts, son aqueduc, ou ses quartiers historiques juifs et musulmans. Mais l’œuvre la plus remarquable se situe à l’extérieur, au sommet d’une colline qui domine la ville, où se trouve le Fort Notre Dame de Grâce, construit au XVIIIème siècle pour servir de clé de voûte à l’organisation défensive de la frontière espagnole toute proche. Il s’agit d’un prodige de l’architecture militaire qui subjuguera autant les adeptes d’histoire que les simples curieux. Mais déjà, et sans aucune motivation belliqueuse, je me tournais alors vers l’Espagne et les promesses qu’elle étalait sous mes yeux.

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À Elvas la maison du gouverneur surplombe toute la région depuis son piédestal au sommet du Fort Notre Dame de Grâce

D’Elvas à Mérida

Pour atteindre la frontière depuis Elvas il suffit d’emprunter la voie de service de l’autoroute qui mène directement à Badajoz, juste de l’autre côté. En effet il existe souvent de petites routes qui longent les autoroutes ou les voies de chemins de fer, et qui permettent de se déplacer rapidement et en sécurité. Badajoz est la ville la plus importante de la province espagnole de l’Extremadura, et il s’agit de la plus grande ville que j’ai croisé sur mon chemin depuis Lisbonne, sans qu’elle en possède pour autant le charme. J’avoue ne m’y être pas beaucoup attardé car malgré quelques monuments historiques intéressants comme sa cathédrale et son impressionnante forteresse datant de l’époque maure, autrement nommée alcazaba, on ne ressent pas dans cette ville l’ambiance chaleureuse que je venais de quitter à Elvas. De Badajoz à Mérida ma marche se trouva idéalement facilitée par la découverte d’un chemin de grande randonnée, le GR 114 ou Camino Natural del Guadiana, qui suit le fleuve Guadiana sur plusieurs centaines de kilomètres à travers l’Espagne. Bien que conçu principalement pour les vélos, la marche s’y est révélée très agréable, à travers les paysages des berges du fleuve et des champs l’entourant. Je suis donc arrivé à Mérida dans les meilleures conditions possibles, prêt à me lancer sur le Camino Mozárabe, mais avant cela à découvrir cette ville également inscrite sur la liste du patrimoine mondial. S’il est vrai qu’Évora a mis la barre très haut en matière de « ville-musée », Mérida l’est plus encore grâce à la richesse des vestiges romains éparpillés partout dans la ville, et qui lui confèrent véritablement un air de livre d’histoire à ciel ouvert (une autre « Petite Rome » ?…). Mérida est à proprement parler étonnante, et elle mérite parfaitement qu’on prenne le temps de la visiter, pour découvrir notamment son théâtre et son amphithéâtre romains, ainsi que son alcazaba maure. Par ailleurs je suis précisément arrivé à Mérida le jour du Jubilé, pendant lequel toute la ville est en fête pour célébrer sa patronne Sainte Eulalia. Bien que ce hasard ne m’ait pas facilité les démarches pour me loger, c’est donc le cœur rempli de la joie de ces festivités, et la tête remplie des souvenirs de cette belle journée que je suis reparti sur les chemins du Camino Mozárabe.

Vous n’en aurez pas fini de compter les arcs romains à Mérida

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